La belle histoire de la chapelle Sainte Thérèse
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avant la restauration |
après la restauration |
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La
chapelle
Sainte-Thérèse,
située en
amont de la
clairière du
Silberthal et
dont la rénovation a été menée grâce à la
commission et au comité patrimoine, sera
bénie samedi, le 1 octobre 2011, lors
d’une cérémonie conviviale.Robert CERNO |
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Cette fête sera l’occasion de réunir certains de ses bâtisseurs d’il y a 62 ans. Robert Cerno est l’un d’eux et raconte : « À l’époque, j’avais 16 ans, c’était après la guerre. On était quatre copains et on montait souvent en forêt. Il faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup de loisirs au village. Mais au Silberthal, il y avait encore des galeries de mines à explorer. Un jour, je crois que c’est Alphonse (Braun) ou Jean (Waldner), je ne sais plus lequel des deux a eu l’idée en premier, toujours est-il que nous avons commencé à défricher un petit terrain plat pour y construire une chapelle à l’image de la Waldkapelle voisine. Alphonse était ferblantier et Jean menuisier, et il y avait encore, avec nous, Lucien Roth. Nous avons entamé cette construction, sans rien dire à personne et sans demander d’autorisation. Loulou, le chien de Jean, avait pour consigne de nous prévenir de l’arrivée de quelqu’un, en gémissant. Nous étions déjà au toit quand le garde forestier a découvert le chantier. » La chapelle a été terminée grâce au renfort d’autres jeunes du village, puis le curé, Émile Zimmerlé, a fourni une statue de sainte Thérèse et de l’Enfant Jésus, puis il a béni la chapelle. C’était en 1949. En 1950, elle a été légalisée par le sous-préfet. La chapelle, construite par les jeunes du village, a été dédiée « aux incorporés de force non rentrés », à leurs frères plus âgés, qui ne sont pas revenus de la guerre. C’est une vérité que les premiers bâtisseurs tiennent à rétablir. En effet, dans les articles qui lui sont consacrés, il est dit que ce sont les « Malgré-nous », de retour de la guerre, qui l’ont construite. « Cette petite chapelle, faite de rondins de bois trouvés sur place, est mentionnée dans le livre « chapelles les plus émouvantes de France » aux éditions Déclic. Il y en 56 en tout, six dans le grand Est et une dans le Haut-Rhin, la nôtre », précise Christine Agnel avec fierté. Christine Agnel, de la commission patrimoine, racontera en détail l’histoire de la chapelle à l’occasion de la fête, demain, jour de la Sainte-Thérése. Les premiers bâtisseurs l’accompagneront. Il y aura aussi un accompagnement à la guitare et une bénédiction par le curé Jean-Marie Renoux et par l’abbé Jean-Paul Freudenreich. L'Alsace du 30/09/2011 par Sylvie Reiff |
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La chapelle est un peu à l'écart et
peu connue, bien que plusieurs panneaux
indiquent son emplacement. Christine
Agnel, adjointe au maire, qui pilote la
commission et le comité « patrimoine » de
Steinbach le concède : l'histoire de cette
chapelle, qu'on peut lire dans des
ouvrages et sites
Internet spécialisés, et dans le tout
récent Fil Rouge, ne correspond pas à la
réalité. Jusqu'à présent, on disait que «
cette chapelle rustique
avait été construite par des jeunes «
Malgré Nous » du village » : il n'en est
rien ! La chapelle a été construite en
1949, par des garçons qui
étaient trop jeunes pour avoir été
incorporés de force. |
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Pointez le visage d'une personne pour
connaître son identité. |
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Les constructeurs. (1950) ![]()
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| Photo : Hervé Lenain et Marie-Pierre Samel - Texte de Jean-François Blonde - Page 149 du livre « Chapelles les plus émouvantes de France » (2009) Editions Déclics |