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Mairie en 1914
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Pendant la Première Guerre mondiale
(1914-1918),Steinbach et la cote 425 qui domine l'entrée du vallon sont
devenus célèbres par
l'engagement militaire qui
opposa le 152° R.I. et les forces allemandes, mettant en fuite la
population prise sous des feux croisés (fin décembre 1914). C'est à ce
prix que Steinbach resta aux mains des Français qui installèrent par
ailleurs un observatoire français au sommet du Hirnelestein. En 1915, le
front se stabilisa tout à proximité du village, et à la fin de la
guerre, celui-ci n'était plus qu'un champ de ruines. |
L'église en 1914
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Fleuris la tombe.
Fleuris la tombe
de l'ami
Et celle aussi de l'ennemi
Qu'une même mort inutile
Réunit dans le même argile.
Tous deux ont cru en vérité
Qu'ils mouraient pour la liberté.
Tous deux ont cru la même histoire.
C'est une histoire à ne pas croire.
Tous deux sont morts pour deux pays
Qu'on leur avait dit ennemis.
Et tous deux c'est la coutume
Décorés à titre posthume
Non sans regrets non sans remords
Ne sachant rien tous deux sont morts
De la même mort inutile
Pour la grande cause futile.
On nous dit qu'ils sont morts pour nous,
Que leurs péchés leur sont absous,
Qu'ils sont morts en héros ces hommes,
Mais ils sont morts pour rien en somme.
Fleuris la tombe de l'ami
Et celle aussi de l'ennemi
Des mêmes fleurs, des mêmes feuilles
Et qu'un même Dieu les accueille.
Poème de Philippe Springer
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