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 La nature n'a pas fini de nous révéler ses secrets.   
  Des scientifiques ont accepté de dire comment la prière nourrit leur recherche.
 En scrutant l'infiniment petit,
  le génome humain,
  les ressorts du psychisme
   ou la vie des plantes...
  ils touchent du doigt le divin.
                           Un travail ardu et passionnant.
 
                        


Chercheur, je ne voyais aucune contradiction entre le science et la foi, ma confiance étant égale en l'une et en l'autre. Je ne doutais pas alors que la science finirait par élucider tous les mystères, y compris les plus hauts; sa puissance d'investigation finirait par la placer nez à nez avec Dieu lui-même. Croyance naïve en vérité, abandonnée de longue date! Dans cette longue période de ma vie de chercheur, l'Esprit Saint baignait de sa lumière mon activité scientifique et ma démarche de foi, l'une et l'autre parfaitement accordées et vivant en bonne intelligence. Cela était en partie dû au fait que ma discipline, la botanique, m'amenait à être en contact avec la nature et ses beautés. Aujourd'hui l'idée que la science pourrait un jour " découvrir Dieu" s'est éloignée de moi, car Dieu n'a nul besoin de la science pour se trouver un jour nez à nez avec nous! De plus, la science, parce qu'elle est d'origine humaine, est forcément limitée, tout comme nous le sommes nous-mêmes. L'absolu est donc hors de sa portée. Si, dans mon expérience propre, foi et raison ne se sont jamais contredites, chaque domaine est autonome: la foi est un don vécu dans l'expérience du quotidien, que la raison ne saurait à elle seule expliquer ni justifier. Les progrès de la science repoussent l'horizon de l'ignorance. Mais, derrière cet horizon, un autre surgit, avec de nouvelles questions, puis, derrière lui, un autre encore... Répondant à la question du comment des choses, elle reste muette sur la question du pourquoi, et n'apporte en fait aucune réponse à la question du sens. Elle reste impuissante à valider ou nier son message: car la science ne détient pas la vérité.
 
                  
                                      Jean-Marie Pelt
                               président de l'Institut européen d'écologie, botaniste
                                                                          dans Prier n° 208

 

                                      Comment dire?     
Comment oser dire      
                                             
                                                                     
Notre Père...                                                            
si j'exclus de ma prière ceux                              
pardonne-nous nos offenses... comme nous      
que je ne veux pas accueillir                              
pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés...  
 comme tes enfants?                                        si je pose d'abord des conditions
                                                                       et exige qu'on me fasse amende honorable? 

qui es aux cieux..
.                                                                       
 Si je continue à vivoter                                           
ne nous soumets pas à ta tentation... 
comme si tu étais très loin de moi?                           si j'aime crâner, présumer de mes forces,
                                                                                et me complaire à jouer avec le feu?

que ton nom soit sanctifié...                                             délivre-nous du mal..
si, ignorant ton appel,                                                   si à mes multiples défaillances
je ne m'efforce guère à me sanctifier moi-même?          j'ai toujours des excuses toutes préparées?

que ton règne vienne...                                                   c'est à toi qu'appartiennent le règne...
si je me trouve si bien sur la terre                                     Si je n'accepte pas de me démettre
que je ne fais plus rien pour la rendre plus belle?              des pouvoirs que je crois détenir?

que ta volonté soit faire...                                                     la puissance...
si je m'obstine délibérément                                               si je crois pouvoir me passer
à n'accomplir que la mienne?                                             de toi pour combattre les forces du mal?

sur la terre comme au ciel...                                                   et la gloire...
si je remets toujours à plus tard                                       si je n'ai d'autre désir que de soigner
d'être tout entier à ton service?                                         ma petite gloriole personnelle?

donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour...                     pour les siècles des siècles. Amen!
si je n'ai ni faim ni soif de la Vie                                            si mon horizon se limite aux jours 
dont tu voudrais me combler?                                                  de ma vie en ce monde!

                                                                                                                              Marcel Imbs
                                                                                                                                            

 

                          Employez les biens matériels avec sobriété.

 Clément d'Alexandrie met l'accent non pas sur l'abandon radical des biens mais sur l'usage que l'on en fait. A son époque, Alexandrie était la ville d'Orient la plus grande et la plus riche. Les chrétiens aisés y étaient nombreux. D'où son insistance pour rappeler les exigences de l'annonce chrétienne par rapport à la mise en commun des biens.

Il ne faut donc pas rejeter les biens susceptibles d'aider le prochain. La nature des possessions est d'être possédée. Celle des biens est de répandre le bien et Dieu a destiné ces derniers au bien-être des hommes. Il en est de même avec cet outil qu'est la richesse : sais-tu en user justement?
La nature en a fait une servante, non une maîtresse. De nous seuls dépend l'usage, bon ou mauvais, que nous en ferons; notre esprit, notre conscience ont entière liberté de disposer à leur guise des biens qui leur ont été confiés.
       Détruisons, non pas nos biens, mais les passions qui en pervertissent l'usage. Débarrassons-nous donc des possessions nuisibles, non de celles qui, bien utilisées, peuvent obliger les autres.
      Voilà comment le Seigneur conçoit l'usage des biens extérieurs: nous devons nous défaire non pas d'un argent qui nous fait vivre, mais des forces qui nous en font mal user, c'est-à-dire les maladies de l'âme, les passions...
      Celui-là blottit la richesse en son cœur et au lieu du Dieu Esprit, garde en lui son or ou son champ, arrondit sans fin sa fortune, ne s'inquiète que d'amasser davantage. Peut-il éprouver le désir du Royaume, cet homme qui au lieu du cœur porte un champ ou une mine et que la mort surprendra fatalement au milieu de ses passions? 
                                                " Où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ".

 

                 UN TRÈS BEAU TEXTE SUR LE PARDON d'Isaac de l'Étoile?

Il y a deux choses qui reviennent à Dieu seul: l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. Nous devons lui faire notre confession et attendre de lui le pardon. A Dieu seul il appartient, en effet, de pardonner les péchés;c'est donc à lui seul qu'il faut les confesser. Mais le Tout-Puissant le Très-haut, ayant pris une épouse faible et insignifiante, fit de cette servante une reine. Celle qui était en retrait à ses pieds, il l'a placée à côté de lui;car c'est de son côté qu'elle est sortie et c'est par là qu'il se l'est fiancée. Et de même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature, de même l'Époux a donné tous ses biens à l'épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l'épouse qu'il a unie à lui-même et aussi à son Père. Dans sa prière pour l'épouse, le Fils dit a Père: Que tous ils soient un, comme toi Père, tu es en moi et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi.
         
Aussi l'Époux, qui est un avec le Père et un avec l'épouse, a enlevé en celle-ci tout ce qu'il a trouvé chez elle d'étranger, le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits par le bois. Ce qui est naturel et propre à l'épouse, il l'a assumé et revêtu; ce qui lui est propre et divin, il l'a donné à l'épouse. Il a en effet supprimé le diabolique, assumé l'humain, donné le divin, si bien que tout est commun à l'épouse et à l'Époux. C'est pourquoi celui qui n'a pas commis le péché et dont la bouche était sans fourberie peut bien dire: Pitié pour moi, Seigneur, je suis sans force; guéris mon âme, car j'ai péché contre toi. Il partage ainsi la faiblesse de l'épouse ainsi que son gémissement, et tout est commun à l'Époux et à l'épouse: l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. C'est la raison de cette parole: Va te montrer au prêtre.

L'Église ne peut donc rien pardonner sans le Christ; et le Christ ne veut rien pardonner sans l'Église. 
L'Église ne peut rien pardonner sinon à celui qui se convertit, c'est-à-dire à celui que le Christ a d'abord touché. Le Christ ne veut pas accorder son pardon à celui qui méprise l'Église. Ce que Dieu a uni, qui l'homme ne le sépare donc pas.
Ce mystère est grand, je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église. ~
Garde-toi bien de séparer la tête du corps; n'empêche pas le Christ d'exister tout entier; car le Christ n'existe nulle part tout entier sans l'Église, ni l'Église sans le Christ. Le Christ total, intégral, c'est le tête et le corps. C'est lui qui dit: Personne ne monte au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est au ciel. C'est seulement cet homme-là qui pardonne les péchés.

Tant que nous n'aurons pas reçu de tout notre cœur et de tout notre esprit l'image d'un Dieu "qui prend pitié" et remet la dette, nous serons impitoyables, nous demanderons remboursement à qui nous doit. La chaîne de la violence continue.

Pour se préparer à la confession:     clic

                Photos                                La paroisse, ce sont les paroissiens !                               Birlingen