
Du diamant pour
Jacqueline et Adrien ARNOLD
C'est un réel bonheur de pouvoir fêter soixante années de
vie commune. Ce rare privilège est celui d'Adrien Arnold et de son épouse
Jacqueline, née Quillet, de Steinbach.
Ils se sont mariés le 12 novembre 1949 à Bitschwiller. Sept enfants, quatre
fils et trois filles sont nés de cette union : l'aîné, Daniel, un enfant,
habite Soppe-le-Haut ; Gabrielle, un enfant, veuve Naas,s'est fixée à
Saint-Louis et Alain, un enfant, à Cernay; Serge est décédé en 2004 ;
Laurence, quatre enfants, épouse de Patrice Claerr, a fondé son foyer à
Vieux-Thann; Jean-Jacques, deux enfants, mécanicien d'entretien en Suisse,
est domicilié à Cernay ; la cadette Janique, un enfant, habite Steinbach.
C'est elle qui est constamment aux soins de ses parents malades.
Créateur du Handball-club de Steinbach. Adien, Steinbachois de
souche, est de la classe 1926. Il est le second des trois enfants du couple
Joseph Arnold et Hélène, née Gullung. Il a encore une sœur, Rénale, veuve
Grienenberger à Heidwiller. Embauché par Rollin à Steinbach à l'âge de 14
ans, il a été incorporé de force dans les formations S S (comme tous les
jeunes alsaciens de la classe 1926). Engagé sur le front de la Normandie et
de Belgique, il déserte, se cache jusqu'à l'arrivée des troupes américaines
et s'engage dans l'armée française jusqu'à la fin de la guerre pour harceler
l'ennemi jusqu'en Allemagne.
Démobilisé, il reprend son travail chez Rollin, devient le chef magasinier
de l'entreprise jusqu'à sa préretraite à l'âge de 56 ans, après un total de
quarante-deux années de présence.
En 1956, Adrien a 30 ans. Il reconstitue le corps des sapeurs-pompiers de
Steinbach, devient le lieutenant et le chef de corps de l'unité jusqu'à sa
limite d'âge (60 ans). Il est promu capitaine honoraire. Entretemps, il
accomplit deux mandats au conseil municipal et, avec son fil Alain, il crée
le Handball-dub de Steinbach.
Jacqueline, de la classe 1931, est née à Paris. Bébé, elle est élevée par
une tante à Bitschwiller. Après l'école primaire, elle est embauchée à
l'hôpital de Cernay comme aide-cuisinière puis, au cours d'un bal masqué à
la salle de gymnastique du Progrès à Cernay, elle fait la connaissance de
son futur mari Adrien Arnold. Le couple habite d'abord en location à
Steinbach jusqu'à la construction de leur maison actuelle en 1964.
La lecture de son journal « L'Alsace » et le jardinage sont les principales
occupations d'Adrien malgré sa santé précaire. Jacqueline est clouée sur sa
chaise roulante.
Ce grand événement des noces de diamant a été scellé par une messe d'action
de grâce célébrée au domicile du couple par l'abbé Jean-Paul Freudenreich. «
L'Alsace » exprime au couple les vœux de santé et un soir de vie serein.
L'Alsace du 29.11.2009
J.J. Scheubel
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