L’Ermitage Sainte Marie-Madeleine de Steinbach

      

L’Ermitage Sainte Marie-Madeleine de Steinbach

 

L’ermitage Sainte Marie-Madeleine est situé dans le vallon du Bruderthal (val du Frère), sur le ban de Steinbach mais dans la forêt de Cernay.

La chapelle Sainte Marie-Magdeleine est mentionnée en 1441 dans le « Liber Marcarum » qui recense tous les édifices religieux de Haute Alsace redevables de taxes à l’évêque de Bâle.

L’ermite consacre sa vie à la prière et au travail, cultivant fruits et légumes, cueillant des plantes médicinales pour soigner les villageois qui viennent de Thann ou de Steinbach lui rendre visite.

Dans les années 1750, une vive polémique entre l’ermite Frère Johann Bressler et la commune de Steinbach, au sujet du bornage de l’ermitage, donne lieu à la réalisation d’un plan sur parchemin conservé aux Archives départementales du Haut-Rhin à Colmar. Selon ce plan, au XVIIIe siècle l’ermitage comprend un verger clos, une cour dans laquelle s’élève une grande croix, une chapelle surmontée d’un clocheton, l’habitation de l’ermite et un jardin divisé en six parcelles.

 

Si Marie-Madeleine symbolise la pénitence dans la solitude et le silence, l’ermitage n’est pas complètement isolé à l’époque. Des mineurs, chasseurs, villageois en quête de bois fréquentent le vallon, de même que des pâtres qui amènent leurs troupeaux aux prés communaux tout proches. Marie-Madeleine est d’ailleurs traditionnellement invoquée contre les orages et les intempéries menaçant cultures et troupeaux.

Vendu comme bien national à la Révolution, le site sert de carrière aux habitants des environs. Peu à peu, la végétation recouvre les ruines et l’ermitage tombe dans l’oubli jusqu’en 1998.

Au cours des dix années suivantes, des chantiers de fouille permettent de dégager les fondations de la chapelle et d’une partie de la maison de l’ermite, aujourd’hui visibles. Un panneau descriptif rappelle au passant l’histoire de l’ermitage.

Malheureusement, la commune de Steinbach manque des moyens financiers et humains pour poursuivre recherches et travaux.
                                                                             Christine
                                                         ( pour la Pastorale du Tourisme)