sépultures de guerre

CAMPAGNE 1914-1918

DU 229° REGIMENT D’INFANTERIE

Le 20 mars, le 6e bataillon et la C.H.R. franchissent le col de Bussang, et, à la sortie du tunnel, défilent devant le drapeau à l’occasion du retour du régiment en Alsace reconquise.
Cantonnement à Saint-Amarin, où l’accueil des Alsaciens fait aux soldats français est enthousiaste.
Le 21 mars, le 6e bataillon se rend à Goldbach, où il relève un bataillon du 213e R.I.

SECTEUR DE THANN

Le 22 mars, l’état-major du régiment et la C.H.R. gagnent Thann, le 6e bataillon s’y rend directement depuis Goldbach.
Le même jour, le 5e bataillon, qui était parti du Rudlin, est alerté à son passage à Plainfaing et y est maintenu provisoirement.
Le 24 mars, le 6e bataillon prend les avant-postes au Vieux-Moulin, à cheval sur la route de Mulhouse et la voix ferrée Thann-Cernay.
Le P.C du colonel et la C.H.R. sont à Thann.

Le 3 avril, le 5e bataillon rejoint le régiment et va occuper les ouvrages de la côte 425, à 2 kilomètres au nord-est de Thann. Le régiment est maintenu dans le même secteur jusqu’au 3 novembre.

Pendant cette période de plus de sept mois, il exécute des travaux d’organisation défensive très importants. Les bataillons alternent entre eux pour l’occupation des positions. Grâce à leur aménagement bien compris, les bombardements journaliers n’occasionnent que des pertes minimes.
Durant ce séjour en avant de Thann, le président de la République a visité deux fois le secteur et de nombreuses missions étrangères l’ont parcouru.

 

Grade - Nom

Date du décès

Lieu du décès

Fiche d'identité

2e classe
REY Pierre
5 avril 1915 cote 425

2e classe
MORIZOT François
5 avril 1915,  cote 425
2e classe
CHIFFLOT François
18 avril 1915  cote 425
 2e classe
SAYET Maurice-Adrien
29 avril 1915, cote 425
2e classe
LABOUR Jean
26 mai 1915  cote 425
2e classe
ESCUTENAIRE Louis
7 juin 1915  cote 425
 2e classe
TREUILLAUD Pierre-Isid.
5 juillet 1915,  cote 425
2e classe
MARANJON Louis.Ed.-Fr
5 juillet 1915  cote 425
2e classe
LAMALLE Pierre
5 juillet 1915 cote 425
2e classe
GALBOIS Toussaint
5 juillet 1915 cote 425
2e classe
BRAZEY Léon-M.
5 juillet 1915 cote 425 .
2e classe
CHATEAU L.-P.
5 juillet 1915 cote 425
2e classe
ROY Gaston
 5 juillet 1915, cote 425
2e classe
DARROUX Jean
29 juillet 1915 cote 425
sergent
GAUDRY Alphonse
17 août 1915 cote 425
2e classe
DESSALLES Ernest
3 septembre 1915  tranchée Steinbach.
2e classe
FATOURVILLE Jean-Marie
15 septembre 1915 cote 425
2e classe
BORDERIEUX Victor
5 octobre 1915  tranchée Steinbach
2e classe
PERRAUDIN François
8 octobre 1915 cote 425
 2e classe
LOUAT Gaston-Pierre,
8 octobre 1915 cote 425
 2e classe
NOIREAU Louis
12 octobre 1915 cote 425
 2e classe
ALADENISE Henri
30 octobre 1915 cote 425 .

 

                 La nécropole nationale de Cernay

 

DAUPHIN Eugène
Louis
1914-1918 Né le 19 juin1887. Soldat au 229ème R.I., N° matricule :01998 au Corps, classe 1907, N° matricule : 1205 au recrutement. 23/07/1915 A la suite de ses blessures, côte 425,Steinbach (68) 2ème Carré 1914­ 1918, N°19

DIGOIS Pierre 1914-1918 Né le 29 octobre 1882, Sommant (Saône et Loire). Soldat au 229ème R.I., N° matricule : 013858 au Corps, classe 1902, N° matricule : 1492 au recrutement d'Autun.

17/08/1915

 

Tué à l'ennemi, côte 425, Steinbach (68)

 

2ème Carré 1914­1918, N°73

ESTEVE Marie Abel 1914-1918 Né le 15 avril 1887, Etrechy (Cher). Sergent au 229ème R.I., N° matricule : 03205 au Corps, classe 1907, N° matricule : 1358 au recrutement de Cosmes.

03/08/1915

 

Tué à l'ennemi, côte 425, Steinbach (68)

 

2ème Carré 1914­1918, N°881


MAZERA

Charles

1914-1918

Né le 22 juin 1892, La Charité (Nièvre). Soldat de 2ème classe au 229ème R.I., N° matricule : 4303 au Corps, classe 1912, N° matricule : 488 au recrutement de Cosme.

24/10/1915

Tué à l'ennemi, côte 425, Steinbach (68)

2ème Carré 1914­1918, N°206

 

MONTCHARMONT

Antoine Eugène

1914-1918

Né le 13 mai 1885, Laizy (Saône et Loire). Soldat au 229ème R.I., N° matricule : 0666 au Corps, classe 1905 N° matricule : 1244 au recrutement d'Autun.

 05.07.1915

A la suite de ses blessures,
c
ôte 425,Steinbach (68)

2ème Carré 1914­1918, N°6

 

SOLARD

Jean

1914-1918

Né le 7 janvier 1887, Chalmoux (Saône et Loire). Caporal au 229ème R.I., N° matricule : 03729 au Corps,classe 1907, N° matricule : 1023 au recrutement d'Autun.

 13.09.1915

Tué à l'ennemi, côte 425, Steinbach (68)

2ème Carré 1914­1918, N°23

 

 

 

                                                                                                           Hommages aux morts
 

DISSOLUTION DU REGIMENT

En descendant des tranchées de Verdun, le régiment apprend la fâcheuse nouvelle de sa dissolution, en exécution de la note N° 2.096 du 2 septembre 1917 du général commandant en chef.

Il est embarqué en camion-autos, le 19 novembre, à 10 heures, à Glorieux, et transporté dans la zone arrière du 17e corps d’armée ; il cantonne à Grimaucourt et à Malaumont.

La nouvelle de la dissolution du régiment a consterné chefs et soldats. Il est pénible, en effet, de voir disparaître brutalement tous les liens de la plus franche camaraderie de régiment, cimentés par les dangers supportés en commun pendant plus de trois années ! Tous ont éprouvé un gros serrement de cœur à la pensée de quitter leur drapeau et d’être versés dans d’autres régiments de la II armée. Mais mettant leur patriotisme au-dessus de cette pénible nécessité, ils firent la promesse de continuer la lutte avec le même acharnement, aux cotés de nouveaux camarades, sous les plis d’autres drapeaux, tout leur dévouement et tous leurs sacrifices étant acquis à la France bien-aimée.

Le 20 novembre, le colonel Galbrüner quitte le régiment, avec regret, pour aller prendre le commandement du 167e régiment d’infanterie. Avant son départ, il fait l’ordre suivant :

ORDRE DU REGIMENT N° 340 

« OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX ET SOLDATS,

« Appelé, il n’y a dix-huit mois à prendre le commandement du 229e R.I., j’ai pris part avec vous à l’offensive de la Somme et à celle de Champagne. Nous avons tenu et organisé des secteur pénibles en Argonne et, dernièrement, à Verdun.

            «  Malgré les fatigues et les dangers, malgré la grandeur des efforts qui ont été exigés de vous, je n’ai eu que des satisfactions.
            « Au combat, vous avez été braves et pleins d’entrain ; au travail, vous avez été courageux et endurants.
            « A tous, j’adresse du fond du cœur mes plus sincères remerciements.
            « Aujourd’hui, le sort nous sépare. Notre beau régiment, dissous, est réparti dans d’autres unités et je prends le commandement d’un autre corps. Cette séparation est pour moi un véritable chagrin et je suis sûr que tous, vous en ressentez avec moi la tristesse, mais que tous aussi, vous l’acceptez avec calme et avec la volonté de prouver que vous comprenez la nécessité que nous imposent les circonstances.

            « J’avais espéré vous conduire à la victoire. D’autres en sont chargés. Vous leur prêterez, comme à moi, votre plus entier concours et vous apportez dans vos nouveau corps toutes les qualités de bravoure, de discipline et d’endurance qui ont fait du 229e ce qu’il était : un régiment d’élite ; une des gloires de ma vie sera de l’avoir commandé.

            « Nous sommes tous les soldats de France, quel que soit le numéro que nous portons au collet.
            « Au revoir et vive la France » 

            Signé : GALBRUNER.

Le 26 novembre, les unités du 229e régiment d’infanterie sont versées aux 2e,5e,6e , 33e,52e et 53e régiments d’infanterie coloniale.
Le 28 novembre, les officiers rejoignent les régiments d’infanterie de la II armée où ils ont été affectés.
Le 30 novembre 1917, l’officier de détails embarque, à la gare de Loxéville, le drapeaux, les archives et le matériel du corps à diriger sur le dépôt, à Autun.